
|
Sylvia Neuenschwander |
Chaque individu est à un moment ou à un autre de son existence confronté à l'imagerie médicale, de la première échographie anténatale à la fin de sa vie. Elle est présente sur tous les terrains médicaux : dépistage, diagnostic, suivi, traitement. Dans nos sociétés modernes où l’image est omniprésente et la communication se doit d’être extrêmement rapide, cette fascination est à l’origine de dérives : examen clinique sommaire, surconsommation d’actes techniques et multiplication des occasions d’exposition du patient. A chacun de garder sa place. L’image médicale est un outil, un révélateur, un vecteur de communication. Le radiologue est un médecin et pas un simple faiseur d’images. C’est aussi un interprète, celui qui reçoit dans une langue (l’image) l’information et la restitue dans une autre langue, celle du clinicien, celle du patient. Les examens qu’il réalise ont une justification, les images qu’il produit ont besoin d’être expliquées, argumentées dans leur contexte et mises en perspective. Les informations finales doivent être claires et méritent une hiérarchie. Quelles conséquences pour le patient aura la découverte d’un incidentalome ? Quel poids vont peser des anomalies révélées chez une patiente à risque de cancer du sein ? Le message que le radiologue va transmettre est aussi important que la qualité technique de l’acte. Comment va-t-il être compris ? Comme chaque année, les JFR sont une formidable occasion de mise à jour sur l’évolution des techniques et des pratiques dans toutes les spécialités. Remettre son fonctionnement en question, partager ses expériences, quoi de plus stimulant ? A chacun de faire son programme.
|